Chez Enerflux, à Blois (Loir-et-Cher), la production tourne au ralenti depuis des mois et les salariés, très inquiets, retiennent leur souffle. L'inquiétude, l'angoisse, la peur du chômage sont très présentes chez les salariés dont beaucoup sont en colère comme dans les autres établissements du groupe ACI victimes eux aussi, de la gestion de l'équipe Philippe Rivière !
Dans la foulée des déboires de sa maison mère ACI Groupe, au bord de la faillite, l'entreprise de Blois s'est retrouvée en cessation de paiements fin novembre et se dirige tout droit vers le redressement judiciaire. Le sous-traitant automobile, qui emploie 185 personnes et produit des pompes hydrauliques pour les directions assistées, est entré il y a dix-huit mois dans le giron de Philippe Rivière cédé par le groupe JTEKT qui a entrepris de se désengager de la France ! Dramatique résultat !
C'est le 2 avril 2024, que ACI Groupe, basé à Lyon, a annoncé l’acquisition du site de production JTEKT de Blois et de son centre technique de Chennevières en Val-de-Marne. Tous les emplois ont été à l'époque conservés. Mais cela n'a pas duré !!
Depuis l'été, la situation du groupe ACI est dramatique ! Placé en redressement judiciaire à la demande du directeur général Patrice Rives, aujourd’hui révoqué par son président Philippe Rivière qui conteste le mise sous tutelle du tribunal, ACI Groupe est exsangue financièrement, ses pertes s’étant élevées à plus de 11 M€ en 2024.
Selon La Tribune, l’administrateur judiciaire devrait solliciter l’extension de son mandat pour une prise en main totale de l’entreprise et donc de ses filiales, dont certaines n’ont pas versé les salaires de septembre. À Blois et au centre technique de Chennevières‑sur‑Marne (94), les quelque 180 salariés d’Enerflux s’inquiètent et dénoncent « qu’aucun plan de charge structurant ne soit prévu à court et moyen terme (…) laissant craindre une stagnation, voire un arrêt progressif de l’activité ».
Sans surprise, le tribunal des activités économiques de Lyon a placé l’entreprise Enerflux, partagée entre les sites de Blois et Chennevières (Val-de-Marne), en redressement judiciaire, mardi 9 décembre 2025. Une décision logique après la tenue du comité social et économique (CSE) extraordinaire du 26 novembre qui avait appris aux salariés que leur usine était en cessation de paiements.
L’officialisation de cette procédure entraîne une période d’observation de près de deux mois courant jusqu’au 4 février 2026. « Dès maintenant, de potentiels repreneurs vont pouvoir se positionner, expliquent Cédric Masset et Catherine Valibus, représentants du personnel CGT.
Ce qu'écrivaient ceux qui ont soutenu l'achat de JTEKT Blois par le groupe ACI, il y a un an. Pas visionnaires !
"Aujourd’hui, nous fêtons le premier anniversaire de notre société ! Cette première année a été riche en défis et en obstacles surmontés. Mais grâce à notre engagement et notre résilience, nous avons su avancer ensemble. Le dévouement et l'esprit d’équipe ont été exemplaires, et nous vous en sommes profondément reconnaissants.
Regardons vers l’avenir avec ambition ! Unis et motivés, nous ferons de cette deuxième année une période de croissance et de succès. Merci à chacun d’entre vous pour votre contribution précieuse. Ensemble, continuons à repousser les limites et à atteindre de nouveaux sommets.
Félicitations à tous pour cette belle première année !"
Et la DG de l'UIMM de l'Indre a laissé un commentaire ironique sous la photo saluant ce 1er anniversaire : "Joyeux anniversaire à votre société. Quel plaisir de l’avoir visité et surtout de découvrir que sur notre territoire il y a des modèles économiques et sociaux fantastiques, une belle leçon et une belle inspiration."
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