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CGT Cochin

blog de la CGT de l'Hôpital Cochin

À l’Hôpital de Riom, la colère n’en finit pas de monter

Publié le 12 Décembre 2025 par CGT Cochin in Luttes locales

Pymouss - CC BY-SA 4.0

Pymouss - CC BY-SA 4.0

 

 

Alors que le Centre hospitalier de Riom (Puy-de-Dôme) s’enfonce dans une crise désormais structurelle, FO et CGT dénoncent une politique de démantèlement méthodique.

Fermeture de l’unité de soins continus, départs de médecins, retards d’analyses, services exsangues : pour les syndicats, l’hôpital devient la victime d’une gestion centralisée imposée par le CHU de Clermont-Ferrand et validée par l’ARS. Dans un territoire en pleine croissance démographique, ils accusent les autorités de fragiliser sciemment un service public déjà sous pression.

Une cardiologie en péril

Depuis deux ans, les effets du GHT se traduisent pour Riom par des pertes successives. La fermeture de l’antenne du laboratoire en 2024, malgré les alertes de FO sur les risques d’une biologie délocalisée, a provoqué retards et désorganisation. La crise s’est aggravée en 2025 avec l’effondrement du service de cardiologie, pourtant essentiel pour la prise en charge des urgences du bassin de vie.

La CGT 63 pointe la responsabilité directe du CHU dans la dégradation. La démission de la cheffe de service est pour elle la conséquence d’engagements non tenus et d’une gouvernance verticale ignorant les professionnels.

L’USC, fermée début novembre, accueillait près de 580 patients par an et constituait la colonne vertébrale de la filière cardiologique. Aujourd’hui remplacée par quelques médecins « volants » et des avis téléphoniques, elle plonge les équipes dans l’incertitude et expose les habitants à une perte de chance manifeste. Pour les syndicats, Riom paie le prix d’une politique qui concentre les moyens sur le CHU au détriment des hôpitaux de proximité.

Un front social élargi

Face à ce qu’ils qualifient de « démantèlement organisé », FO et CGT ont créé un front commun. Leur pétition citoyenne, les rassemblements à Riom en octobre, puis devant l’ARS fin novembre, ont réuni plusieurs centaines de personnes. Pour beaucoup d’habitants, la fermeture de l’USC et l’affaiblissement de la cardiologie menacent directement l’existence de l’hôpital.

FO dénonce également la volonté de la direction d’instaurer une « année blanche » pour la formation professionnelle, qu’elle interprète comme le signe d’un établissement à bout de souffle, incapable d’investir dans ses équipes. La fédération FO-SPSS réclame une réunion urgente avec le ministre de la Santé, exigeant des garanties écrites sur la stabilisation de l’équipe médicale et la réouverture rapide de l’USC.

La CGT insiste, elle, sur la responsabilité politique de l’État et de l’ARS. Selon le syndicat, la crise est le produit d’années de restructurations imposées, de sous-financements chroniques et d’une gestion qui privilégie les grands centres hospitaliers au détriment des villes moyennes. À Riom, cette politique se traduit aujourd’hui par un affaiblissement brutal de l’offre de soins et une perte de confiance des professionnels.

 

https://liberte-actus.fr/social/sante/article/a-l-hopital-de-riom-la-colere-n-en-finit-pas-de-monter

 
 
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