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CGT Cochin

blog de la CGT de l'Hôpital Cochin

"Choose France - Edition France" beaucoup de pipeau pour cacher un bilan désastreux !

Publié le 23 Novembre 2025 par CGT Cochin in Articles, Actualité

Sébastien Lecornu veut valoriser les investissements en France. (Photo Frederic Scheiber/Hans Lucas Via AFP)

Sébastien Lecornu veut valoriser les investissements en France. (Photo Frederic Scheiber/Hans Lucas Via AFP)

Plus de 150 patrons de tous secteurs et des élus locaux, sont attendus à la Maison de la chimie à Paris. Des tables rondes leur permettra de débattre avec plusieurs ministres (Budget, Industrie, Transition écologique, PME, Commerce extérieur, IA et numérique, etc.) et des directeurs d'administrations, avant un dîner à l'Elysée, où une intervention de Macron devrait avoir lieu.

 

Lecornu veut remettre de la raison

Lecornu, sera présent à la table ronde sur le budget, qui devrait se réunir avec la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. Espérons que les deux tiendront un discours cohérent autour de l'idée : la Macronie est toujours au gouvernement, mais doit tenir compte du rapport des forces et prendre en compte ce que les députés veulent et décident.

Les médias affirment que le 1er ministre veut remettre de la raison dans les discours ! Bien lui en prend. Mais en disant quoi ? Que les votes passés sur le budget ne seraient pas définitifs ? Que l'objectif d'un déficit inférieur à 5 % du PIB n'a pas disparu ? Que le gouvernement en reste le garant ? Autrement dit, que le gouvernement n'hésitera pas à annuler des taxes votées mais en amplifiant la réduction des dépenses publiques ? Espérons qu'il rappelle que les taxes sont payées en partie par les patrons et que la réduction de la dépense publique est très mauvaise pour la vie des citoyens, la croissance et l'emploi !

Amélie de Montchalin donne le ton et redouble d'efforts pour faire passer son message : « La folie fiscale doit être combattue, et je la combats pied à pied ». Il faut savoir que les organisations patronales ont adressé un courrier à Lecornu pour s'opposer aux "53 milliards de taxes ou coups de rabots votés à ce jour dans le projet de budget". Ainsi quand il faut payer, ils sont toujours aux abonnés absents, et quand il faut faire des efforts ce sont toujours les autres et jamais eux ! Le tout assorti du chantage : "Nous souffrons de l'instabilité, cela nous pousse à ralentir, voire geler nos projets. Faites ce qu'il faut !"

Que répondra le gouvernement qui voudrait aussi profiter de ce sommet pour valoriser les entreprises françaises qui produisent, investissent et achètent en France alors qu'elles en prennent plein la figure pour ne pas assez contribuer aux efforts tout en amassant des milliards de profits et de dividendes et percevant des milliards d'aides publiques sans condition !

Cet événement veut être le pendant du "Choose France" réservé aux patrons étrangers organisé depuis huit ans par l'Elysée. Il s'inscrit dans le prolongement de l'exposition « Fabriqué en France » inaugurée vendredi et de la Semaine de l'industrie qui s'ouvre ce lundi.

 

Plusieurs milliards d'investissements...

Le gouvernement veut dresser le bilan des investissements industriels des entreprises françaises en France ces douze derniers mois. Parmi eux, des projets déjà connus, comme Safran dans l'Ain, Mistral à Saclay, ou encore d'Eclairion dans la Sarthe. D'autres sont venus ce week-end, comme Mayoly ou Urgo, dans la santé, ou celui du groupe Séché. D'autres seront dévoilés lundi, comme celui de Sanofi. Figurent aussi un projet de data center associant EDF, Iliad et Infravia, pour 4 milliards d'euros, une extension du site de la startup Sesterce pour 1,5 milliards, des projets de Danone pour 300 millions d'euros, ou des projets de recyclage du groupe Derichebourg pour 130 millions.

Au total, 151 projets seraient listés, pour une enveloppe 30 milliards d'euros, dont 9 milliards pour des projets qui n'avaient pas été annoncés. Plusieurs secteurs seront particulièrement concernés, comme la high-tech (IA, numérique, télécoms), le spatial, la chimie ou encore la santé.

 

Mais un bilan catastrophique pour notre industrie !

Le gouvernement entend aussi utiliser ce sommet pour défendre le bilan de Macron sur l'attractivité du pays, mis en avant comme l'une de ses rares réussites (SIC). Bilan très contesté à la lumière de plusieurs dossiers très importants pour notre souveraineté et nos industries et pour lesquels Macron et ses gouvernements ont laissé faire le capital comme c'est le cas pour Vencorex en Isère, de Novasco d'ArceloMittal, Ascometal Fos sur mer, Ma France, Gautier France, DS Smith à La Rochette, Erasteel à Commentry et dernièrement le projet de cession des sites JTEKT.

A cela bilan s'ajoute au 31 août 2025, 67 613 défaillances d'entreprises, soit plus de 8 000 de plus que la moyenne de la période 2010-2019. Le nombre pourrait même frôler les 70 000 à la fin de l'année. Ce sont 240 000 emplois menacés !

 

Rien sans les luttes des travailleurs....

A l'exposition « Fabriqué en France », Macron a osé qualifier l'industrie française de « source de fierté ». « Et on en a besoin ! », a-t-il ajouté. Bien sur que notre industrie est une source de fierté pour ses travailleurs, c'est pour cela qu'ils luttent pour leur emploi et les activités industrielles et le plus souvent contre la finance et Macron à son service !

Pour la première fois le poids de l'industrie est passé sous les 10% ! C'est cette faiblesse industrielle qui à la fois nuit à la croissance, à l'emploi et à notre souveraineté ! C'est le résultat ctastrophique de la politique de l'offre qui est un échec terrible tant pour le pays que pour son industrie et ses territoires ! Sans parler du chômage qui touche 6 500 000 personnes.

Bercy ferme les yeux sur ces drames et continue de vouloir faire croire que le pays irait bien alors qu'il s'enfonce dans la crise ! Bercy annonce ainsi que depuis 2017, la France aurait ouvert ou agrandi plus de 500 sites et créé 130.000 emplois industriels, mais ne nous dit pas combien ont été fermés et combien d'emplois ont disparus ! Même l'Usine nouvelle doit reconnaître que les 80 ouvertures et 57 extensions d'usines depuis le début de l'année 2025, ne compensent pas les 108 sites fermés ou menacés - confirmant les déboires de la réindustrialisation française notés aussi par la Direction générale des entreprises (DGE) (qui recense les ouvertures, fermetures et extensions de sites industriels en France), qui confirme qu'au premier semestre, le pays a vu presque deux fois plus de fermetures d'usines (82) que d'ouvertures (44), quand le bilan était légèrement positif au deuxième semestre de l'an dernier (61 ouvertures contre 60 fermetures).

 

Sources : La DGE - Les Echos - La CGT - AFP

 

https://fdgpierrebe.over-blog.com/2025/11/choose-france-edition-france-beaucoup-de-pipeau-pour-cacher-un-bilan-desastreux.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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